ou les eaux se partagent dominique fernandez

Le résumé de la quatrième de couverture :

Un peintre français, Lucien, et sa compagne Maria, en vacances en Sicile, arrivent dans un port à l’écart des circuits touristiques. La beauté du lieu et leur rencontre d’un vieux prince désargenté les amènent à acheter une maison rudimentaire, au bord de la falaise, malgré les réticences de Maria.

Lucien est fasciné par les Siciliens, leur pays, leurs coutumes, leurs superstitions, leur personnalité pittoresque et surprenante… Tandis que Maria, tout empreinte des préjugés des Italiens du Nord, les considère comme une population barbare. Elle est révulsée par l’éducation sévère infligée aux filles contrastant avec le laxisme de celle des garçons, les « crimes d’honneur », l’absence de femmes sur les plages, cause d’un intérêt malsain des hommes, appâtés par la blondeur de Maria…

En face de la maison se trouve une ligne de partage entre deux mers. Et si là, devant l’un des plus beaux paysages du monde, une autre ligne, celle de la séparation, se dessinait au sein d’un couple, pourtant arrivé enjoué et uni ?

Un roman subtil sur le lien amoureux, les mouvements souterrains de la personnalité, mais aussi une peinture foisonnante de la Sicile et de ses habitants.

 

Un roman qui donne envie d'évasion, de voyage, de découverte, et qui nous emmène en Sicile, sur une petite falaise en bord de mer. Lucien et Maria, au cours d'un voyage, tombent sous le charme (surtout lui) de cette maison, au milieu de rien, au bout du monde, là où les eaux se partagent, et l'achètent pour y passer leurs vacances. Un endroit totalement isolé, qui devait offrir de nombreux moments de bonheur au couple, mais la réalité sera tout autre. Au fil des ans, le couple s'éloigne tout en passant ces vacances au même endroit, ensemble. Les rancoeurs remontent à la surface... Les non-dits également, tout comme les reproches, sans vraiment dire les choses de la part de Maria.

J'ai apprécié les sonorités qui chantent au fil des pages de ce roman, avec les petites phrases en italien qui nous donnent l'illusion de faire partie du voyage. Certains passages sont un peu sur la longueur, la lenteur, mais on prend le temps en Sicile, on savoure l'instant. Ce roman est dans le détail, les différents personnages qui nous sont présentés le sont en finesse, et en fermant les yeux, nous avons l'impression d'être dans l'histoire. Une lecture à découvrir pour se donner des envies de voyage et de rencontres.

 

272 pages / 20 euros

Merci aux Editions Philippe Rey pour l'envoi de ce roman !